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De mes nombreux coaching, j’ai appris qu’aucune situation n’est dépourvue de solution.

Chaque accompagnement recèle ses difficultés et la première étant cette différence entre moi et mon client.

J’avais souvent entendu mes formateurs dire que le premier outil du coach c’est le coach lui-même.

Je n’avais pas imaginé combien cela pouvait être vrai et porteur d’une grande responsabilité. Je n’avais pas non plus perçu l’importance d’identifier la zone où je suis responsable et celle où je suis engagée.

L’entre-deux de la séance est un Athanor en puissance.

Le plus difficile je trouve, étant de maintenir les tensions qui naissent, de part et d’autre, de nos différences et de nos sentiments (de puissance ou d’impuissance) devant les événements portés en séance.On m’avait enseigné qu’un coach devait apprendre à faire de sa différence une ressource.

Or, passer de la théorie à la pratique n’avait rien de facile. Il m’a donc fallu porter attention à cet aspect : ma différence.

Moi qui considérais que chaque client n’était pas le fruit du hasard et que c’était dans ce qui nous ressemblait subtilement le plus que la rencontre se faisait, j’ai eu maintes fois à me pencher sur cet aspect, constatant avec le temps que c’est aussi (et surtout) dans notre différence que vient nous chercher l’autre.

Ce n’est qu’avec la pratique que j’ai appris à m’ancrer dans ma singularité car c’est d’elle que vient ma puissance. C’est probablement ce qui m’a conduit sur l’axe de l’affirmation de soi. C’était là depuis toujours.

Mettre cette ressource au coeur de la relation coach-coaché n’a pas toujours été facile. C’est encore et cela restera probablement longtemps une voie de progrès. Nos responsabilités et influences sont réciproques. C’est une attention à maintenir pour que l’alchimie fasse sont oeuvre.

Nous autres, coachs et thérapeutes, savons combien notre client nous apporte autant que lui reçoit. Nous entrons dans une zone d’échange qui devient cet antre de transformation (mutuelle) d’où l’un et l’autre ressortons, prêts à investir un nouveau champ d’expériences.